Les traitements de la transpiration excessive.
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mardi 25 juillet 2006
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La transpiration excessive ne doit plus être ignorée car son traitement a fait des progrès spectaculaires.
La transpiration excessive : une maladie souvent méconnue Le traitement de la transpiration excessive ou hyperhidrose (hidros : la sueur en grec) a longtemps été négligé par le corps médical. Les médecins, démunis de traitements efficaces, avaient tendance à mettre cette affection sur le compte de la nervosité, et de l'émotion. Depuis les années 80 des traitements efficaces sont apparus.
On sait que:
- L'hyperhidrose n'est pas réservée à un profil psychologique particulier.
- L'hyperhidrose est fréquente (plus de 1% de la population pour les mains et 10% pour les pieds).
- L'hyperhidrose pose des problèmes sociaux et psychologiques, pouvant être graves.
L’hyperhidrose un véritable handicap.
Pour les mains, on constate une moiteur caractéristique des doigts et des paumes pouvant aller jusqu’à un véritable ruissellement. Pour les aisselles, la transpiration se matérialise par des auréoles, qui s’aggravent d’heure en heure, en ruinant les vêtements. Elle est accompagnée par des odeurs qui ont fait le succès du slogan d’une marque de déodorant. Pour les pieds, les odeurs sont au premier plan, mais n’oublions pas que la transpiration fait aussi le lit des mycoses.
Commençant dès le plus jeune âge, l'hyperhidrose a des répercussions variables mais souvent graves. Les personnes qui en sont atteintes, devront subir ce véritable handicap une grande partie leur vie :
- A l'école : Les cahiers sont tachés par la sueur avec pour conséquences les punitions et la risée des petits camarades.
- Dans la vie courante : Les mains moites, les auréoles sous les bras, les odeurs qui accompagnent la transpiration des aisselles, et des pieds sont des repoussoirs sociaux.
- Au travail : Le commercial hésite à serrer les mains, le musicien «glisse» et détériore sont instrument, l'électricien se trouve confronté à des situations risquées, le mécanicien fait rouiller les pièces qu'il touche, la secrétaire ne peut pas rendre un feuillet sans le tremper de sueur. Ne parlons pas du collègue qui «pue des pieds». Toutes ces situations ayant des conséquences pouvant aller jusqu'à la perte d'emploi.
Souvent les personnes qui sont atteintes de cette transpiration excessive, utilisent des stratagèmes pour la cacher :
- Refus de serrer la main, évitement social. - Poches remplies de mouchoirs. - Port de vêtements de couleurs sombres. - Changement des chaussures et des chaussettes plusieurs fois par jour.
L'hyperhidrose gâche la vie des personnes qui en sont atteintes.
L’hyperhidrose bénéficie de traitements efficaces.
En fonction de la localisation, il existe différents traitements. Dans ceux-ci, une hiérarchie doit être respectée pour éviter d'aller au devant de désagréments importants.
1) Traitement de l’hyperhidrose des mains et des pieds :
Les traitements locaux :
Si leur efficacité est bonne pour la transpiration des aisselles, ils sont en général insuffisants dans le traitement de l’hyperhidrose palmo-plantaire.
La ionophorèse :
C'est ici que la ionophorèse donne ses meilleures résultats à condition d'être effectuée avec un bon appareil et en respectant à la lettre les recommandations du protocole donné par le fabricant. Bien utilisée la ionophorèse donne plus de 80% de bons résultats dans les hyperhidroses graves des mains et des pieds. Reconnue dans le monde médical comme le traitement de la transpiration excessive, cette technique naturelle qui a fait son apparition dans les années 70 aux USA, consiste à faire circuler un léger courant électrique au niveau des mains et des pieds. Elle peut se pratiquer dans les hôpitaux, en ville, chez les médecins qui s’intéressent au traitement de cette pathologie (Angiologues et Dermatologues), ainsi qu’à domicile avec un appareil spécialement destiné aux particuliers pour effectuer les séances d’entretien (Idrostar).
La toxine botulique :
On pourra l’essayer en cas d’échec de la ionophorèse. La toxine botulique n'a pas actuellement l'autorisation de mise sur le marché pour le traitement de l’hyperhidrose des mains et des pieds en France. Ce traitement se fera donc en milieu hospitalier, sous la responsabilité du médecin qui la pratique. En cas de bons résultats, il sera nécessaire d’effectuer périodiquement des injections pour assurer une stabilité du résultat.
La chirurgie :
En cas d'échec de ces différents traitements, on pourra éventuellement envisager la chirurgie, pour les cas les plus graves. En sachant que les effets secondaires de cette technique sont irréversibles. La sympathectomie est une opération lourde, avec les inconvénients de tout geste chirurgical, mais elle présente aussi surtout des effets secondaires non négligeables et non rares. Le plus important étant l'hyperhidrose compensatrice, qui peut avoir des conséquences graves, plus importantes que l'hyperhidrose d'origine.
2) Traitement de l’hyperhidrose des aisselles :
Les traitements locaux :
Très souvent les traitements, à base de sels d’aluminium, sont efficaces à condition de respecter les recommandations de la notice à la lettre, notamment appliquer le Soir sur une peau Saine, et Sèche (règle des trois S). Ils peuvent êtres quelques fois agressifs pour une peau un peu fine (l’application du produit pouvant provoquer des rougeurs et des démangeaisons). On pourra alors choisir une forme où le principe actif est un peu moins concentré (forme pour peau sensible), ou neutraliser l’acidité du produit, en appliquant après celui-ci, un peu de bicarbonate de soude. Il existe depuis peu de temps dans le commerce une alternative au traitement chimique, se sont des protections auto-adhésives qui absorbent la transpiration et ses odeurs et protègent les vêtements.
La ionophorèse :
Si un traitement local n'est pas suffisant on pourra essayer la ionophorèse. Celle-ci serait un peu moins efficace dans cette localisation. Elle mérite quand même d’être tentée du fait de son innocuité.
La toxine botulique :
La toxine botulique est autorisée en France pour cette indication. Elle donne de bons résultats à moyen terme, mais nécessite des réinjections tous les quatre à six mois. Son effet semble s’épuiser dans le temps.
La chirurgie : Pour le traitement des aisselles la sympathectomie thoracique doit être tout simplement abandonnée. Il existe actuellement des recherches qui semblent prometteuses sur une chirurgie locale. Celle-ci serait peut agressive et consisterait en l’ablation des glandes sudoripares les plus productrices.
En résumé, La transpiration excessive ne doit plus être ignorée car son traitement a fait des progrès spectaculaires. Les traitements doivent êtres adaptés à chaque localisation. On doit toujours commencer par le traitement le plus simple et le moins dangereux. Parmi ceux-ci, après les traitements locaux, la ionophorèse a une place de choix et elle doit être tentée en première intention, car elle est naturelle, sans danger, peu coûteuse et efficace dans plus de 80% des cas.

